DALECKI Christophe

Plasticien

"Fleurs nocturnes", 2012-2017, objets plastiques, lumières vertes et ombres, dimensions variables

© Christophe Dalecki

Ici l’élément de plastique est récupéré mais encore détourné et accumulé. Ce sont, en effet, de simples tirettes à cornichons qui, éclairées de manière calculée, donnent naissance à de jolies fleurs faites d’ombre et de lumière. Toute la lumineuse beauté d’un simple bout de plastique est peut-être là.

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DANINO Dany

Peintre

"Narcisse", stylobille, 250 x 275 cm, 2009

Courtesy of galerie Pierrick Touchefeu

Un grand crâne au stylobille dans lequel grouillent des images qui se superposent, s'entremêlent et surgissent les uns des autres. Cosmogonies de paysages, d'écorchés, de fœtus, de crânes ...Un monde où la vie, la mort, la sexualité se côtoient et font sens et histoire.
Bâti, dessiné selon le principe d'une libre pensée rien n'est déterminé à l’avance, ce grand format très physique, guide le spectateur vers des délires, des rêves et des phantasmes ou tout un chacun peut s'y retrouver.

 
DECHAUX-BLANC Pascal

Photographe

"Sans titre", photographie, 100 x 100 cm, 2013

La richesse de propositions contenues dans le moindre objet est si grande, que je ne conçois pas encore la possibilité de rendre compte d'aucune autre chose que des plus simples : une pierre, une herbe, le feu, un morceau de bois, un morceau de viande. Francis Ponge

DELARUE Léo

Sculpteur

"Au bord du monde", table aluminium et sculptures céramique

125 cm x 220 cm x 110 cm, 2006

Mon travail de sculpture se tient à la limite de l'abstraction. Mes sculptures sont souvent constituées d'un réseau de lignes, de tensions, de mouvements internes, d'épaisseurs successives, sanguines, rouges, pourpres qui rappellent la carnation ou l'intérieur du corps, qui loin de toute représentation, se trouve alors évoqué de manière provocante voire impudique.
Ici, les corps sont confrontés à ce qui leur échappe, de mouvement, de tension, de poids et de surplus. Petites sculptures en terre cuite, des figures de couple font des figures de danse dont le mouvement est suspendu et quelquefois confronté à des objets organiques portés comme des poids...

 
DELARUE Valérie

Sculpteur

"Vanité dans un plat", terre cuite émaillée et oxydée, 55 cm x 23 cm, 2008

Je dissèque l'infiniment petit. Je sonde les profondeurs obscures. Par le geste de l'empreinte, je manipule la matière pour jouer avec des formes organiques sorties de mes rêves. Avec les objets et la photographie, je tisse des liens entre le monde réel et ma sensibilité.
Du limon que je puise à pleines mains comme un corps qu'on étreint, surgissent des parties d'êtres vivants aux attitudes fœtales et abyssales, qui annoncent au son du cor une naissance...Voilà ce que me soufflent mon instinct et ma passion.

 
DELARUE Valérie

Plasticien

"Massacre n°2", terre cuite emaillée, 60 x 65 x 65 cm, 2013

Plonger les mains dans l'argile, c'est construire et préserver un monde à soi, à l'abri de la frénésie de celui qui nous entoure. C'est un acte animal, charnel où le geste dit paradoxalement l'humain. Il révèle la question du corps et de son impact dans la glaise. La matière souple que j'étire sous mes doigts devient peau, ossature, un univers invisible et souterrain fait de tendons et de muscles. Il est fragile et éphémère, mais je m'y promène comme je marche le long d'un sentier qui sent l'odeur de la tourbe et qui m'enveloppe. Parfois j'y enfonce les parties de mon corps : le contact avec la matière est une façon d'être au monde coûte que coûte.

 
DESLOUBIÈRES Philippe

Sculpteur

" Entre nous ", Acier corten, 110 cm, 2005

je travaille comme un couturier.

A partir d'une feuille d'acier 

Je dessine une forme 

La découpe 

La plie et la tord

La soude 

Ensuite je fais disparaître toutes traces de soudure 

Je veux que la surface de ma soudure soit lisse

Je laisse toute fois quelques "accros"

Quand le résultat me convient, je patine, oxyde ou polis.

 

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DESLOUBIERES Philippe

Sculpteur

"Germination", acier peint, hauteur : 240 cm, 2012

Au départ, pensées comme des formes à l'apparence sereine et à la plastique pure, 
imprégnées de l'univers du végétal, mes sculptures ne demandent aujourd'hui 
qu'à s'échapper vers des contrées plus baroques et incertaines. 
Elles touchent à l'identité, à l'espèce, au genre dans ce qu'ils ont de commun et de différent. 
Mes sculptures jonglent entre un univers artificiel semblant issues du monde de la bande dessinée à un rapport 
au monde plus existentiel, une quête de nos racines.

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DESLOUBIÈRES Philippe

Sculpteur

"Germination 047B (simulation devant l’hôtel de ville d’Issy-les-Moulineaux)", 2016, acier peint, H: 300 cm © Philippe Desloubières

Les sculptures du cycle Germination se développent au fil des années comme la graine plantée en terre. De même que la graine engendre une plante évolutive, mes sculptures ne sont qu’une en transformation permanente. La ligne courbe est l’architecture de mon travail. Comme souvent dans la nature, les formes expriment pleinement leur bisexualité.

 

Germination est présentée sur le parvis de l’Hôtel de Ville d’Issy-les-Moulineaux.

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DI ROSA Hervé

Peintre

" Perdu dans la jungle vietnamienne ", laque, nacre, coquille d'oeuf sur bois

250 cm x 270 cm, 1998

Courtesy of  Galerie Louis Carré

En 1995-1998 : à Binh Dùong, village près dHô Chi Minh-Ville, sous la conduite du maître laqueur Lê Nghiêm, Hervé di rosa découvre progressivement une technique qui n'est plus guère pratiquée selon les règles traditionnelles. Afin d'obtenir les irisations profondes aux nuances sombres et variées, seize à dix-huir couches de laque sont nécessaires pour assurer la planimétrie avec les incrustations de nacre et de coquilles d'oeufs. Pour réaliser ses panneaux, il dessine sur un calque et indique minutieusement la découpe de chaque élément de nacre qui viendra s'inscruster dans les couches de laque. Il procède de même avec les coquilles d'oeuf, se conformant aux nuances d'intensité souhaitées par une calcination plus ou moins forte des coquilles ou une fragmentation plus ou moins fine à la pose. Puis, avec des brosses à cheveux de femmes, à l'abri de la poussière, la laque est épaissie couche par couche. Entre chaque couche, le paneau est entièrement poncé à l'eau avec des pierres plates. Ce n'est qu'après avoir atteint l'épaisseur des inscrustations qu'Hervé di rosa peut achever les personnages et les décors par une ultime et fine couche de laque peinte avant la pose de quatre couches de vernis protecteur dont la transparence donnera aux panneaux leur lustre vitreux.

 
 
DI ROSA Richard

Sculpteur

"Dodo", acier, 2013

Mon œuvre témoigne d'une richesse d'invention, non seulement dans le choix des formats qui varient du minuscule au gigantesque, mais également dans la diversité des matériaux utilisés tels la terre, le métal et le bois laqué, la résine polyester, le marbre, le granit, le bronze, ainsi que dans l'éventail des sujets représentés. Citons mon bestiaire, dont la basse-cour symbolise la comédie humaine, les bouquets de fleurs sur napperons, les musiciens, la famille, la femme, l'enfant.

 
DI ROSA Richard

Sculpteur

I’ll Be Your Mirror, 2018, bronze, 65 x 40 x 36 cm © Richard Di Rosa. Courtesy Galerie Vallois, Paris

 

Mon œuvre témoigne d’une richesse d’invention, non seulement dans le choix des formats qui varient du minuscule au gigantesque, mais également dans la diversité des matériaux utilisés comme la terre, le métal, le bois laqué, la résine, le marbre, le granit, le bronze, ainsi que dans l’éventail des sujets représentés. Citons mon bestiaire, dont la basse-cour symbolise la comédie humaine, les bouquets de fleurs sur napperons, les musiciens, la famille, la femme et l’enfant.

 
DIERS Thierry

Peintre

"Affirmation bleue," 2016, huile sur toile, 210 x 280 cm © Thierry Diers

« Dans l’atelier de Thierry Diers je suis resté en arrêt devant une peinture encore fraîche (…) J’y vois la dislocation des drapeaux, des discours, des territoires, des peuples. J’y vois la vanité des guerres, l’inutilité des massacres, l’impossibilité de trouver un fil conducteur, une raison, un semblant de pensée à l’incontinence informationnelle des médias et des réseaux de communication. La peinture sert aussi à cela : permettre de se déporter soi-même à côté du flux. » Pierre Bongiovanni

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DOMINO

Vidéaste

"L'Anti-Modèle", extrait de film, 2007

 
 
DUCOURNAU Basile

Photographe

"L’orage parfait (Nouveau-Mexique)", 2015, photographie contrecollée sur dibond, 80 x 120 cm

© Basile Ducournau

A l'occasion d’une ultime traque aux orages, au dernier jour d’un mois entier passé sous le ciel instable des Grandes Plaines américaines, nous tombons nez à nez avec une cellule orageuse très électrique, délivrant régulièrement des impacts de foudre venant frapper les terres arides du Nouveau-Mexique. Puis arrive ce moment, ce moment précis, où la foudre a la merveilleuse idée de venir tomber parfaitement dans l'axe de la route qui s'éloigne en direction de l’horizon.

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Mathieu DUCOURNAU

broderie

Siv. Tone, 2014, broderie de fils sur toile, 118 x 143 cm © Zoé Ducournau. Courtesy Galerie Chevalier, Paris

 

En référence à ma mère que j'observais coudre enfant, la couture est pour moi un acte d'amour lié à un danger potentiel : celui de l'aiguille qui peut piquer, des fils qui s'emmêlent, de la machine qui se bloque… C’est cette tension amour-danger qui m'intéresse. Et si faire un portrait est un acte d'amour, c’est aussi un danger, celui de passer à côté de la personne. Pour réaliser un portrait brodé, j’effectue au préalable une centaine de photos à 40 cm du visage sans regarder mon écran. Imprimées et affichées au mur devant ma machine, ces images sont la source du portrait que je matérialise directement sur la toile sans aucun tracé. Comme en tapisserie, je travaille à l'envers sur le support : ce que je vois en cousant est le revers du portrait. L’usage de la photographie me permet de m'affranchir de la pose classique du portrait. C'est en quelque sorte l'anti selfie.

 
DUMAS Stéphane Erouane

Peintre

"Wintertime", 2016, huile sur toile, 180 x 150 cm © Stéphane Erouane Dumas

« Variation autour des reflets dans l’eau, des lacs gelés, des grandes forêts de bouleaux et des branches d’arbres figés par le givre ou bien pétrifiées par les mousses et lichens. Réconcilier le fait végétal précis et minuscule avec cette vision généraliste, cosmique, ce sentiment d’une force tapie et lointaine. On est à la limite de l’abstraction pour que demeure le mystère des formes. » Danièle Gillemon

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DUMAYET Léa

Plasticienne

"Concert", 2017, capsules d'œufs de raie, aimants et métal, 100 x 100 x 100 cm

© Léa Dumayet

« Léa Dumayet arpente les plages de l’Atlantique et y collecte d’étranges objets, venus des eaux profondes. Des capsules d’œufs de raie, des os de seiche, qu’elle rapporte dans de grands sacs en plastique. En naissent des œuvres délicates : un piqué de capsules d’œufs de raie dessinant la silhouette d’une envolée d’étourneaux. Ces œuvres ont la douceur et la souplesse en trompe-l’œil, leur toucher est dur et coupant. » Camille de Singly 

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DUPRÉ Sophie

Peintre

Sans titre, 2015, encre à l'alcool sur papier de soie encollé, 50 x 70 cm (x2)

© Sophie Dupré

« Comment aller davantage encore dans la transparence, ou l’invisibilité, l’innommable et l’indescriptible, l’impalpable, dans ce que l’on ne peut ni toucher ni sentir ni goûter ? Voir, peut-être, me direz-vous ? Peindre fantôme sur des supports à la fragilité assumée du papier de riz et de soie, on les entend voler et bruisser au souffle léger d’un courant d’air, avec leurs plis amidonnés et figés dans la colle. » Bernard Collet

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DURANTE Sébastien

Plasticien

"Petit Lu", résine polyester, 105 x 120 cm, 2010

Entre art et musique, Sébastien Duranté s'inscrit dans un monde « rock'n'roll ».
Son but est de court-circuiter la lecture d'un objet d'Art ... donc de son statut. 
Par des choses en apparence légères ou drôles, il cherche à créer une certaine confusion dans l'esprit du spectateur, 
opérant des détournements sur le sens même de ce qui est représenté. 
Il refait, rejoue (au sens de remake) des œuvres connues, référencées ou identifiables. 
Sylvain Grout