PAHLAVI Axel

Peintre

Renaud, 2015, huile sur toile, 20 x 15 cm © Axel Pahlavi

 

Axel Pahlavi dépeint une humanité marquée par l’abandon et la tragédie. Les tableaux de sa série Visage apportent une évolution synonyme d’ouverture et d’espoir. Par un trait et des teintes sobres, sans flamboyance, ils dressent les portraits d’êtres dont on devine qu’ils ont préalablement été à terre et qu’ils ont souffert, mais qui sont désormais à nouveau debout. Sur leur visage se lisent non plus l’abdication et la douleur mais un certain calme.

 
PAPRITZ Freddish

Sculpteur

" Manoïd ", acier et pierre, 105 cm, 1996

Ma démarche est de redonneer vie à une matière vouée à la perte, tout en édifiant son âme de machine, lui donnant mouvement et émotion en réalisant des robots figuratifs, ou des véhicules d'un autre temps.

A travers la froideur des matériaux que j'utilise, mon but est de leur apporter un nouveau destin...

 
PARIGI Renato

Plasticien

"Le solitaire", marbre noir, 65 x 25 x 25 cm, 2000

Pas une stèle, une figure, un corps, penché, pensif.
Une carapace et, à l'intérieur, un repli de lumière, comme une conque prompte à se refermer.

 
PASSARD Alain

Peintre également

"Asperges à la verticale", collage sur papier, 42 x 29.7 cm, 2008

Les collages réalisés par Alain Passard sont une traduction en image de sa passion du beau geste : un jeu de couleurs, de textures que l'on retrouve aussi bien sous cadre que dans l'assiette. Ils traduisent toute l'influence des légumes dans la cuisine du Chef, l'importance de l'œil dans la création d'une recette. Les "asperges à la verticale" font partie des plats-signature d'Alain Passard

 
PASZKO Małgorzata

Peintre

"Nostalgie", acrylique sur toile, 200 cm x 200 cm, 2004

De trop nombreux objets dans une petite chambre avaient déterminés mon premier travail de peinture, ainsi l'aventure a commencé avec ces Natures Mortes. Plus tard, se sont imposés les portraits, les étreintes, les ateliers solitaires, les intérieurs, les plantes, les paysages et les reflets. Par rapport aux sujets ma technique changeait, cherchant à les accompagner de la manière la plus juste. Parfois la nostalgie, doublée d'une difficulté à travailler, me faisait revisiter d'anciens terrains.

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PASZKO Malgorzata

Peintre

"Grand Printemps", 2014, acrylique, pigments et liant sur toile, 175 x 210 cm © Malgorzata Paszko. Courtesy

Plus que de peindre le paysage, je voulais le faire sentir, faire entrer le spectateur dans le tableau. Pour peindre il faut sortir. Pour aborder un paysage on sort de chez soi et surtout, ensuite, on quitte ses acquis, son expérience. On écarte ses rêves pour savourer au mieux la réalité si palpable qu’elle vaut la peine d’être traduite, sans ambages, en peinture.

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PAT H MART

Vidéaste

"Sad songs", vidéo, 2011

 

Je suis dans l’évocation d’un passé comateux, artificiellement maintenu en vie à travers tableaux, sculptures,

vidéos et installations,  je livre sciemment un combat perdu d’avance contre le temps qui passe.

 
PAVLOVIC Bogdan

Plasticien

"Winter Wolves", acrylique sur papier, 50 x 65 cm, 2015

Utilisé comme personnage de contes ou comme symbole pour les emblèmes militaires ou autres, le loup a fasciné l'homme depuis toujours. Par la série de dessins «Winter wolfs », issue d'une série de photographies de loups de l'arctique, réalisées dans un parc zoologique, j'ai essayé de parler de l'homme lui-même : son caractère sauvage, son rapport avec la nature hostile, sa solitude, son destin incertain, sa force, ses faiblesses. Un clin d'œil au roman de Herman Hesse « Le loup des steppes ».

 
PERNOT Jean-Philippe

Vidéaste

" Beno Inori ", vidéo, 2006

En recherche perpétuelle sur la mutation de l'état et de la nature de l'être humain depuis plus de dix ans, mes recherches et création, hétérogènes et multi support/média s'imbriquent peu à peu pour s'écrire dans un "work in progress" traduisnat cette transgression fécondée à la Renaissance. La préparation d'un long métrage sur la découverte de la France par deux japonaises m'a poussé à étudier le Japon, à le découvrir et aller aux racines de sa culture et des ses mythes fondateurs qui continuent à d'inspirer les traditions, les us et coutumes et leur puissance créative.

 
PERRIER Noël

Peintre

"Bon appétit", acrylique sur toile, 81 x 100 cm, 2012

Mon travail revendique une figuration prosaïque, empreinte de futilité et reflet d'un parcours intime : objets qui m'entourent, courses du supermarché, collection de DVDs, catalogues d'expositions et revues d'art... auxquels s'associe l'aura d'un univers cinématographique nostalgique, de héros de BD ou de figures contemporaines charismatiques. 
J'utilise ces signes de reconnaissance, communs à tous, pour les placer dans une nouvelle dramaturgie. Un peu comme lorsque l'on tourne rapidement les pages d'un magazine et que l'on observe des raccourcis détonants, tant dans les formes que les messages...

 
PERRIN Emmanuel

Sculpteur

"Transhumance", acier, 95 x 140 x 50 cm, 2013

Folklore populaire, activité traditionnelle,
on imagine aisément à l'énoncé du mot un tas d'animaux, brebis, moutons, vaches qui envahissent une ville, un village, un espace champêtre. Ils déambulent, baguenaudent insouciants, ils vont et viennent...
Transhumance c'est aussi l'histoire de l'humanité toute entière, de ses errances, de ses déplacements mais aussi de ses comportements physiques et sociologiques.
Les Bestioles, c'est nous....

 
PETIT Julie

Sculpteur

"Nature presque morte", Skaï, fourure, dentelle, velour..., 120 cm, 2011

Tel un  maître queux, je mets en scène des repas où je me joue du vice et de la vertu, où les chairs et les nourritures terrestres se mélangent, pour réconforter ventres et esprits affamés.

Il est question de manger avec  son œil, son corps et son esprit…

J’aime me jouer de mes convives, berner leur œil et leur estomac en proposant des choses qui ne sont pas ce qu’elles paraissent et comprendre la relation étroite qui existe entre les plaisirs de bouche et de corps…alors à table !!!

 
PEZEU Agnès

Plasticien

"Ligne de vie", céramique, variable, 2014

De cette chair de terre, je crée des formes fragiles et blanches qui pourtant représentent visuellement, dans notre inconscient collectif, la force, l'accroche, l'attache, des structures solides et permanentes. Or ces sculptures, faites d'éléments qui évoluent sont comme des êtres vivants, dont je tente de créer un génotype imaginaire et singulier .

 
PIGALLE Sabine

Photographe

After Piero di Cosimo, 2012, photographie, tirage Lambda sur papier Fujiflex, 60 x 50 cm © Sabine Pigalle

 

Cette œuvre remixe et hybride une photographie contemporaine avec le portrait présumé de Simonetta Vespucci autrefois peint par Piero di Cosimo. Par le biais de techniques digitales, Sabine Pigalle revisite l’histoire de l’art et du portrait. Le modèle posant pour l'occasion n'est pas représenté pour lui-même, mais se fond, réactive, réincarne le tableau. Le portrait est donc ici à considérer comme un jeu de rôle, l'incarnation d'un archétype, l'expression de l'universalité. Telle une méditation sur la sédimentation temporelle et l'évolution de l'art du portrait, l’œuvre invite le spectateur à la réflexion plus qu'à une simple contemplation d’ordre esthétique.

 
Pilar du Breuil

Photographe

Aveuglement #5, 2018, montage photographique, tirage sur papier Baryté contrecollé sur Dibond, 60 x 60 cm © Pilar du Breuil

 

A travers ces portraits, j’ai voulu montrer la cécité de l’être humain face à une multitude de faits, d’actes et de réalités. Mon choix a été guidé par ce que je vis et ce que j’ai vécu. Des images qui ont marqué ma vie, qui m’ont parlé, donné à voir, procuré des frissons, qui m’ont aidée à réfléchir, à sentir le monde autrement. L’aveuglement est-il soluble dans la vision ?

 
PODGAINYI Ivan

Dessin 

Autoportrait, 2006, sanguine et charbon sur papier, 40 x 30 cm © Ivan Podgainyi

 

Pour donner à mes dessins leurs couleurs, j'utilise de la poudre de sanguine, du charbon et toute une sauce que je combine. Avec un tampon ou un gros pinceau, je dessine les formes de base, comme dans un brouillard. Puis je trace au crayon les lignes des yeux, des lèvres, du nez, les contours du visage, les cheveux. Ensuite, avec une gomme, je modélise la lumière et, avec un petit pinceau, je précise les formes. En vingt minutes, le dessin est prêt. C’est de cette manière que j’ai réalisé des milliers de portraits dans la rue.

 
PONS Sébastien 

Sculpteur

"Sans titre", medium, latex, peinture acrylique, papier, 120cm, 2010 

Ma démarche trouble en permanence le sentiment de vie en évoquant sa fragilité ambiguë, productrice d’interrogations : ce qui reste et ce qui est. Je m’attache à reformuler des genres tels que la vanité, le portrait, le paysage en utilisant une gamme d’imagerie scientifique, empruntée principalement aux sciences naturelles et à la médecine.

En croisant ainsi dans un même espace des références subjectives et objectives, je cherche un point d’équilibre, qui nourrit réciproquement chaque univers convoqué.

Mon travail s’articule autour d’une même thématique : le temps.

 
PONTHAUD-NEYRAT (de) Florence

Sculpteur

" Le Trio de Musique ", bronze, 210cm x 3, 2006

Je crée autour d'une armature en fer à béton, je compose ensuite avec des bois que je cherche dans la fôret pour mes sculptures métamorphiques. J'essaie aussi de jouer avec l'ombre et la lumière, avec les pleins et les vides... jusqu'à ce que cela me paraisse juste et j'assemble...

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PONTHAUD-NEYRAT (de) Florence

Sculpteur

"La vache gourmande", épure fil d'inox et fil d'aluminium,

120 x 212 x 100 cm, 2013

Ayant le bonheur d'avoir un atelier en Normandie, entourée de vaches normandes et gourmandes... qui tendent le col vers moi et me ravissent, j'ai voulu suggérer dans cette épure la beauté de cet animal et son goût des bonnes choses...Elle est associée à une pomme... Ce n'est pas un hasard, elle est dans la mémoire humaine, celle d'Adam et Eve, celle des Hespérides, celle de Newton... 

Site de l'artiste

 
PONTHAUD-NEYRAT (de) Florence

Sculpteur

Arbre à jeux, 2015, bronze, technique du bois brûlé, 167 x 170 X 100 cm © Florence de Ponthaud-Neyrat

Je compose ensuite avec des bois que je cherche dans la forêt pour mes sculptures métamorphiques qui sont transformées en bronze selon la technique des bois brûlés, branches et écorces, que j’assemble au chalumeau, avec un jeu de bascule : poids-contrepoids… jusqu’à trouver l’équilibre. J’essaye aussi de jouer avec l’ombre et la lumière, avec les pleins et les vides… jusqu’à ce que cela me paraisse juste.

Site de l'artiste

 
POVEDA Carlos

Plasticien

"Assiette #27", photographie contrecollée sur aluminium, 

62 x 100 cm, 2013

Toujours intéressé par la réalisation de thèmes différents, "la nature morte" s'est imposée dans ses oeuvres. En 1998 le Musée Jacobo Borges de Caracas, Vénézuéla, fit une importante exposition de ses plats sculpturaux sous le titre de "Paysages domestiques" où Poveda montre une versatilité alchimiste dans l'usage des matériaux sur des supports ‘objets trouvés' dans un acte de composition hasardeuse qui semblerait répondre à une situation mimétique dans laquelle se conjuguent la réalite et la fiction en un objet sculptural abstrait.

 
PRAS Bernard

Plasticien

"Le petit pâtissier", photographie, 160 x 120 cm, 2013

Bernard Pras construit un ensemble d'objets hétéroclites tridimensionnels qu'il réunit en une surface bidimensionnelle et ce, à l'aide d'une lentille 
fixée devant l'oeil et d'un angle bien précis. 
C'est ce résultat qui compte pour lui. Il devient alors logique d'exposer les photographies des 
différents résultats et de les déclarer comme tableaux. 
Personnellement, ce qui m'a fasciné, c'est bien évidemment le chaos qui est la base du 
résultat de l'oeuvre, m ais aussi le processus technique de son aboutissement : la culbute de 
l'invention du « trompe l'oeil ». 
Le cubisme a dénoncé le point fixe car nous sommes en perpétuel mouvement. Bernard Pras 
le réutilise, tout en chamboulant les acquis de la Renaissance. 
Salut Bernard, tu m'as beaucoup amusé ! 
Daniel Spoerri

 
PRAG

Sculpture

Les Hors l'histoire, 2012, clés à châssis, ciment, colle et agrafes, 50 x 200 x 20 cm © Prag

 

Une multitude de petits êtres réalisés en clés à châssis, les pieds coulés dans du béton, marchent irrémédiablement vers l'abîme qui les attend. Sans tête, ils ne voient pas le gouffre et la méprise qu'ils commettent. Ils ne sont rien mais ils n'en n'ont pas conscience. J'ai décidé de titrer cette œuvre Hors l’histoire en référence à un article de Roland Recht dans Le Journal des Arts (n°335 du 19 novembre 2010). Dans son papier, ce critique d'art qualifiait certains artistes « du Dimanche » ou « de chevalet », comprendre que leur activité n'a ou n'aura aucune influence sur le cours du monde.

 
PRUNE

Sculpteur

" Les bébés domestiques ", silicone mousse, 50 cm x 50 cm, 2006

Si depuis toujours l'homme semble vouloir se démarquer de l'animal qu'il considère comme son inférieur, l'hybride entre l'animal et lui-même reste omniprésent dans l'immaginaire humain.

A chaque époque, on observe de nouvelles expressions des chimères : mythologie grecque, divinités égyptiennes, gargouilles gothiques, etc...

Les Bébés domestiques, hybrides génétiques mixant l'enfant et le chien, sont donc les chimères de demain...