McNULTY Martin

Plasticien

"Sans titre", technique mixte, 200 x 150 x 50 cm, 2012

... Si j'étais un enfant - je suis un enfant - je porterais tout ça à ma bouche, je mordrais à pleines dents jusqu'à m'intoxiquer de pigments artificiels, je tripoterais, je manipulerais, je jouerais, je m'étonnerais, un étonnement en forme d'extase car ce que je croyais mou est dur, ce que j'imaginais friable et léger est compact et lourd, ce que je croyais bancal est une perfection du trait... Joy Sorman

 
MAJOR MINUIT

Peintre

"Chat-Tétras", encre de Chine et crayon sur papier,

56 x 76 cm, 2012

On le sait, manger représente bien plus que la seule absorption de nourriture. En occident, on mange dans des assiettes avec des couverts. C'est un signe de civilisation. Nous y voyons d'abord l'individualisation, la séparation entre MOI et le reste du monde, l'atomisation. Nous tentons ici d'examiner l'état du monde qui nous est fait à travers la façon dont nous mangeons. Il ne s'agit pas ici de faire l'apologie du bio ou d'une alimentation végétarienne, mais de fixer, de montrer une certaine étrangeté à soi, aux autres, au monde.

 
MAN-LIUS José

Vidéaste

"Absence de maîtrise de l'homme sur son environnement"

Vidéo, 2010

La morphologie du visage, traitée comme un paysage, est submergée par la pollution des sols et des eaux en raison des engrais et rejets industriels de toutes sortes ; la pollution de l'air liée à l'émission de gaz toxiques. Par extension, cette œuvre est une réflexion quant à « l'absence de maîtrise de l'homme sur son environnement ».

 
MAN LIUS José

Plasticien

"Bio versus OGM", pommes et vidéo 16/9, 8'00'', 2013

Cette œuvre est composée d'un lot de pommes de diverses agricultures, acheté dans le commerce en France et d'une sélection de pomme d'eau, pomme rose, tamarin d'Inde, tatouées, séchées, scarifiées. Un fruit frais fait exception à la règle.Les différentes phases de dégénérescence des fruits amènent à se questionner sur l'eugénisme...

 
MAN LIUS José

Plasticien

"Itinéraires", vidéo, 3'00'', 2015

Des pupitres de partitions disposés discrètement aux quatre coins de la Guadeloupe dialoguent avec la nature et interpellent les voyageurs qui découvrent par hasard ces oeuvres éphémères. Musique à écouter avec les yeux. 
Mémoire muette de sons familiers.

 
MAN LIUS José

Photographe

INTER/FACES. 001, 2019, photographies numériques, filtres optiques et plexiglas, polyptyque, 150 x 40 cm © José Man Lius

 

INTER/FACES. 001 est une suite composée de portraits de personnalités, célèbres et anonymes, dont le visage est masqué par des ornements en forme de profil humain. Ces « masques » ont pour dessein de perturber les algorithmes informatiques de la reconnaissance faciale qui permet d’identifier une personne à partir des traits de son visage. Les lignes/graphismes/grimages empêchent tout recoupement avec l’identité originale de son propriétaire. Cette série questionne les enjeux du portrait au regard de la protection des données, de l’éthique, de la sécurité et de la liberté individuelle.

 
MARIAUD Corinne

Photographe

Toman, Tokyo (série Flower Beauty Boys), 2018, photographie contrecollée sur Dibond, 60 x 40 cm © Corinne Mariaud

 

J’ai réalisé cette série lors d’un an de voyages entre Singapour, le Japon et la Corée du Sud, à la recherche de modèles à travers les réseaux sociaux. Ce sont des portraits de jeunes hommes qui accordent énormément d'importance à leur apparence et utilisent tous les outils possibles pour l'améliorer : maquillage, lentilles de couleurs et chirurgie esthétique. S’éloignant des codes habituels de la masculinité, ils prennent une distance par rapport au diktat de la société autour de la virilité. Au Japon, certains se revendiquent d’une tendance, le genderless Kei ou style “sans genre”.

 
MARICOT Magali

Photographe

Sur le canapé en velours côtelé, le dimanche on regarde la Formule 1, 2018, photographie à l’iPhone, 21 x 30 cm © Magali Maricot

 

Intitulé Abandonnée, ce projet photographique est un autoportrait intimiste réalisé en 2018. A la suite de la mort de mon père, je suis retournée dans la maison, déjà vide, qu’il occupait et où j’avais vécu les 6 premières années de ma vie. Jusqu’en 1986. Lors de mon retour pour mettre en vente cette maison, a débuté un dialogue photographique entre cette fillette et la femme que je suis devenue. Il s’agit d’un double autoportrait ; celui d’une petite fille abandonnée par son père en 1986. Et celui d’une femme qui revient sur les lieux de son enfance où son père s’est suicidé en 2016.

 
MARKUL Angelica

Vidéaste

" Parole d'insecte ", vidéo, 163cm x 130cm, 2006

Courtesy of Galerie Giroux

Qu'il s'agisse d'installations, de photographies, de dessins ou de vidéos, l'oeuvre d'Angelica Markul, artiste d'origine polonaise, fait pénétrer le spectateur dans un monde onirique. Il est presque toujours question d'un lieu sombre où les principaux protagonistes, êtres ingrats, animaux ou insectes, se livrent à d'étranges rituels. Mêlant ses propres souvenir à ceux d'une mémoire collective, Angelica Markul met en scène un monde entre rêve et cauchemar où l'homme déambule, se cherche, se perd et comme toujours trouve sa propre identité dans les questions plus que dans les réponses.

 
MARQUINA Maria

Sculpteur

Mujer ypajaro, tissus et paraffine, 100 x150 cm, 2008

LA CHOSE, est de la matière informée.

Dans mon travail, les matériaux utilisés deviennent eux-mêmes le point de départ du processus de création. Les éléments extraits de leur quotidien, je joue de leur image, de leur usage et de leur symbole. Je cherche à faire émerger des réalités autres, ambiguës, fruits de rencontres improbables entre les êtres et les choses.

 
MARTINEAU PHILIPPE

Photographe

"Le cuisinier et son double (Pierre Gagnaire)

tirage Digigraphie® sur papier Canson Infinity contrecollé sur Dibond, 20 x 20 x 20 cm, 2013

En chaque grande recette de chef, je vois une œuvre d'art éphémère, indissociable
de son créateur. Elle reflète son état intérieur, elle exprime sa personnalité,
elle révèle un peu de son âme. C’est pourquoi la photographie culinaire
s’apparente pour moi avant tout au portrait. Les recettes changent au fil des
saisons, et les visages évoluent sans cesse selon un rythme mystérieux. Ce sont
les deux faces d'une même identité.

 
MAS Christelle

Photographe

"Bonnie and Clyde", photographie contrecollée sur aluminium, 

45 x 60 cm, 2010

« L'art de Christelle Mas se caractérise d'abord par une attitude passionnée, et presque affective, pour les aliments. Avec une attention et un intérêt surprenants, elle observe leur texture, considère leur masse, scrute leur transparence. Mais Le plus banal peut devenir le plus inquiétant. Cédant donc artistiquement au délire paranoïaque, se caractérisant par une conviction du pire alimentée par une rationalité jamais abandonnée, cette jeune plasticienne donne à voir dans une imagerie pourtant colorée le danger qui plane. » Benjamin Riado

 
MASMONTEIL Olivier

Peintre

Portrait de dos, 2014, huile et pastel sur bois, 148 x 114 cm © Olivier Masmonteil

 

Ce Portrait de dos est un tableau issu d'une série qui prend son inspiration dans le cinéma et la séquence. Il s'agit d'une représentation de dos, portrait typique qui évoque le mystère. Là où l'on reconnaît traditionnellement la personne, ce tableau fait appel aux sens et à l'imagination du spectateur pour deviner l'âme du modèle représenté.

 
MATEAL (FRESCALINE / MEUNIER)

Sculpture

Inconsolable, 2018, céramique et métal, 32 x 24 x 18 cm © Mateal

 

« Nos sculptures sont les images de nos émotions premières enfouies, sans pour autant être retransmises. Elles sont cet enfant qui reste sans filtre comme un retour aux sources. C’est l’histoire de notre rencontre, un travail orchestré à quatre mains avec des matériaux opposés, le métal et la céramique, qui se complètent et s’apprivoisent pour ne plus faire qu’un. » Juliette Frescaline et Cécile Meunier

 
MENNESSON Odile

Photographie

Derrière les longs cheveux, 2019, photographies numériques, 13.5 x 20 cm (x 9) © Odile Mennesson

 

Le temps s'arrête pour laisser un corps écrire sa propre histoire. Mais ses gestes sont sans objet ; il s'agirait plutôt d'une rêverie. Tâcher d'esthétiser le réel, lui donner un air de fête ou du moins de liberté ; sans voix, retrouver ce glissement vers l'imaginaire propre aux Broadway musicals. Et alors tenter, comme l'imaginait Albert Camus, de rendre Sisyphe heureux. Ce travail célèbre la légèreté du héros condamné à l’absurde. Ici, aucune injonction mais le redéploiement du corps comme outil archaïque de construction de soi et du monde.

 
MESSAC Ivan

Plasticien

"Prise de tête et mal de reins", aluminium thermo-laqué

170 x 130 x 70 cm, 2015

Ex-sculpteur je continue à faire de la sculpture avec les moyens de la peinture. Cette œuvre s'inspire de l'homme d'airain de Rodin, d'où son titre car l'homme « des reins » semble se gratter le crane avec perplexité. Ce beau nu masculin présente ses deux faces à qui veut le contourner.

 
MONEL Yann

Photographe

"Tiers paysage #3 " (Carrière aux 60 ans d’abandon, forêt de la Corniche des Forts, nord-est parisien), 2014, photographie contrecollée sur dibond, 110 x 90 cm © Yann Monel

« Fragment indécidé du jardin planétaire, le tiers paysage est constitué de l'ensemble des lieux délaissés par l'homme. Ces marges assemblent une diversité biologique qui n'est pas à ce jour répertoriée comme richesse. Tiers paysage renvoie à tiers état (et non à tiers monde). Espace n'exprimant ni le pouvoir ni la soumission au pouvoir. Il se réfère au pamphlet de l’abbé Sieyès en 1789 :

Qu'est-ce que le tiers état ? - Tout.

Qu'a­-t-il fait jusqu'à présent ? - Rien.

Qu'aspire-t-il à devenir ? - Quelque chose. »

Extrait du manifeste du tiers paysage de Gilles Clément en 2004

Site de l'artiste

 
MONESTIER Pierre

Peintre

"La révolte", 2008, huile sur toile, 130 x 162 cm © Pierre Monestier

Dans un désert, une armée sans arme est confrontée à des créatures inquiétantes, dont les têtes ont, en guise de gueule, quatre canons. L'ambiance est à la débandade et les soldats vont bientôt se retrouver tous hors-champ, poursuivis par les monstres.

 
MONIEZ Delphine

Dessinatrice

"Nous avalons les atomes du paysage", 2017, crayon graphite sur papier,

150 x 120 cm © Delphine Moniez

Mes dessins évoquent des fragments de paysages indéfinis qui oscillent entre le naturel et l’artificiel. Au fil du dessin se constitue peu à peu la grammaire d’un paysage mental, une cosmogonie graphique intime. J’envisage ma pratique comme un voyage immobile.

Site de l'artiste

 
MONFLEUR Denis

sculpteur

"La tête forgée", granit polychrome, 133 cm x 48 cm x 34 cm, 2008

Courtesy of Galerie Nathalie Gaillard

« Les têtes hiératiques aux traces gravées, scarifiées, ou bariolées de couleur noire, conservent toute la force enfermée dans un bloc de granit. Monumentales et archaïques, fétiches ou totems, elles surplombent sinon écrasent le spectateur... »
Itzhak Goldberg

 
MONFLEUR Denis

Sculpture

L’ange noir, 2006, granit polychrome et acier, 170 x 40 x 40 cm © Denis Monfleur

 

« Comme les mégalithes, les œuvres de Monfleur, malgré leurs visages aveuglés, frottés jusqu’à l’effacement ou maintenus dans un en-deçà des traits physiques, résonnent d’intonations anthropomorphiques qui invitent à s’en approcher, à les effleurer de la paume de la main. » Bertrand Tillier

 
MONTANARA Lorenzo

Photographe

Au nom de, 2018, installation photographique, tirages jet d'encre, 85 x 95 cm © Lorenzo Montanara

 

Les hommes accompagnent leurs prières et leurs rituels avec des gestes. Ils les répètent à l'identique, de génération en génération, et déclarent ainsi le culte, le peuple auquel ils appartiennent. Au retour d'un voyage entre Israël et la Palestine, j'ai eu envie d'exécuter certains gestes des trois religions monothéistes, originaires de ce bout de terre si étroit, contesté et divisé. Répéter les signes du Christianisme, du Judaïsme et de l’Islam me permettait de faire partie, pour quelques instants, de chacune de ces cultures.

 
MONTURY Christel

Photographe

"Cellars", tirage argentique, 50 cm x 70 cm, 2006

Cellars est une série de double-portraits d'individus qui partagent le même lien, un réseau semblable aux ramifications souterraines des caves. Pris au dépourvu par ma demande inattendue, ils sont photographiés dans une première image à la lueur des bougies dans un clair-obscur réconfortant puis écrasés, aveuglés par la lumière du flash dans un deuxième temps. Tout se joue en dehors de moi car je n'ai pas le choix du cadre, du temps de pose ni de la disposition. La cave sera toujours un lieu ambivalent à la fois refuge et descente aux enfers.

MONVOISIN Alexandra

Plasticien

"Bras 1", gravure sur bois, 77 x 88 cm, 2009

Il s'agit d'une recherche sur les émotions du corps, sur les moments vécus qui ont contribué à faire l'être que nous sommes. Pour cela, j'ai représenté des membres de mon corps en taille réelle (bras, jambe, buste) en imaginant l'entour ou l'intérieur comme autant de paysages intimes. Nos facettes étant diverses, ce travail est en lien avec le Temps et la variation. Cette gravure est issue d'une série de cinq bras.

 
 
MORTIER Patrice

Plasticien

"Sans titre II", encre sur papier, 75 x 110 cm, 2013

Je m' interroge sur l'impact des images hyper médiatisées de l'actualité qui inondent nos écrans et notre imaginaire collectif. Je les détourne pour en faire un sujet de peinture, passant du paysage à la scène de genre, de la scène de genre à la scène de guerre, une guerre d'images, images d'une guérilla urbaine transposables d'un point à l'autre du globe. Ma peinture ne se veut pas plus politique qu'engagée, elle renvoie la violence banalisée par les médias à un sujet pictural. Certaines œuvres semblent traduire une menace latente sans que celle-ci soit clairement identifiable, d'autres au contraire, nous plongent directement au coeur du drame et du combat.