FABIAN Philippe

Vidéaste

"Travelling", vidéo, 2009

Je fusionne et sur-impressionne des lieux, des histoires de vie en prenant comme modèle tantôt des souvenirs réels et personnels, tantôt d'autres qui appartiennent à l'histoire du cinéma et de la littérature. A l'origine de cette série « Travelling », il y a le sentiment de « déjà-vu », l'impression de revoir à Londres des constructions et des quartiers de New-York, d'Amsterdam, ou de Berlin et vice-versa.

FANJUL Claire

Plasticien

"Oeuf d'autruche", résine, 2014

L'œuf m'évoque la fécondité et la féminité, mais c'est surtout son design épuré qui m'invite à dessiner dessus. Je débute mes œuvres en m'imposant une structure, invisible, pour contenir mon imagination débordante. Tel un nouveau territoire à explorer, je parcours et marque la surface des œufs au feutre noir, comme pour mieux cerner ses proportions et les déconstruire avec mes dessins monochromes. Ces motifs inspirés par le nouvel an chinois, ces créatures fantastiques, ces plumes, ces rouages ou encore ces explosions sont autant d'éléments graphiques qui témoignent de l'effervescence de notre siècle

 
 
FAU Jean-Luc

Peintre

"Sans titre", technique mixte sur toile, 110 x 92 cm, 2008

J' alterne mes deux passions en les imbriquant parfois intimement comme dans cette série qui est un prolongement plastique du « croquis préparatoire » en cuisine.
Du va et vient entre les deux pratiques naissent des créations culinaires et picturales où se mêlent couleurs et saveurs, textures et matières, tableaux gourmands ou assiettes en trompe-l'œil.

 
Jean FAUCHEUR

Sculpteur

Autoportrait #1, 1998, plâtre et tissu, hauteur 45 cm © Jean Faucheur

 

« Jean Faucheur est une icône de l’underground parisien. Rock star avant l’heure, il a été de tous les mouvements “indé” du début des années 80. Les petits “Frenchies”, managés comme un groupe de rock, s’appelaient Jean Faucheur, Claude Closky ou encore PiroKao alias Pierre Huyghe. Esprit libre il a toujours préféré les combats incertains aux succès commerciaux faciles. Attiré par les feux de la rampe autant que par l’anonymat, il utilise toujours le clair-obscur pour se cacher et se montrer mais jamais pour se dévoiler. Dans sa peinture [comme dans sa sculpture] il prend le soin de faire disparaître son sujet. L’artiste joue à cache-cache avec nous depuis près de 40 ans. » Pierre-Evariste Douaire

 
FAUQUET Jean-Michel

Plasticien

"Sans titre", huile sur papier baryté, 120 x 100 cm, 2015

Courtesy of : Galerie Claude Bernard

Cependant la lumière ne se laisse pas, on s'en serait douté, si facilement faire. Elle qui est à la fois l'insaisissable et la condition de toute vision. Elle défend ses prérogatives. C'est pourquoi le photographe s'essaie à confectionner des pièges... Extrait texte de Stéphane Audeguy

 
FAVIER Philippe

Plasticien

"Vanités sur partition", sur partition du XVI° et XVII°

37x50cm, 2011

Aux Beaux-Arts, j’ai découvert (et adoré) simultanément Boltanski et la peinture du XVI° siècle, c’est dire si la gestion du morbide m’ intéressait… mais je crois être aussi superstitieux que Debussy et ne peux que moquer les choses graves, de toutes façons elles arrivent….

 
FAVIER Philippe

Plasticien

"Manufrance", peinture noire et Larousse sur carte scolaire,

100 x 200 cm, 2015

Je suis fasciné par l'écriture, par les signes en général, ils interviennent dans mes travaux comme une couleur supplémentaire.
Enfant, je courais les bibliothèques à la recherche de tous les signes possibles, des écritures sumériennes aux symboles électroniques...

 
FERKINTER

Plasticien

"Coatl, papier mâché, acrylique et capsules de café,

40 x 40 x 110 cm, 2009

Mon travail reflète dans ses formes leur identité pleinement mexicaine, le sujet de ce travail s'inspire de l'inconscient et de la fantaisie pour créer des animaux imaginaires. Dans la plus part de ces pièces sculpturales les matériaux que j'emploie sont recyclés ainsi comme éléments typiques de la production mexicaine ludique. Le papier mâché, la terre cuite, les capsules de café, le carton et coquille d'œuf se métamorphosent en créatures de rêve.

 
FERRER Guy

Peintre et sculpteur

" L'ange et la bête 2001 ", Technique mixte et objets sur toile, 200 cm x 200 cm

2007

"L’œuvre de Guy Ferrer reflète nos préoccupations métaphysiques et illustre sa recherche de la dimension symbolique de l’homme."

"Son inépuisable quête du sens de l’existence, sa conscience aiguë de la précarité du temps conduisent naturellement Guy Ferrer à peindre et sculpter le passage de l’homme, plutôt que sa représentation. Il nous offre ainsi des ombres, silhouettes effilées et dépouillées, ou bien des visages anonymes, évocateurs de l’éphémère nature humaine, passant dans un espace de mémoire, en espoir d’éternité..." (G. Xuriguerra)

Une réflexion sur le Temps et la spiritualité constitue la ligne de force de l’ensemble de son travail.

Depuis quelques années, ses recherches plastiques le conduisent à l'exploration du corps, outil de connaissance et moyen pour appréhender le spirituel.

Site de l'artiste

 
FERRER Guy

Peintre et sculpteur

"Trois états du temps", bronze, 60x134x80cm, 1996

L’œuvre de Guy Ferrer reflète nos préoccupations métaphysiques et illustre sa recherche de la dimension symbolique de l’homme.

 « Passionné par les spiritualités du monde, il nous offre avec puissance sa vision sensible et poétique de l’Homme, pris dans les filets du temps et face à sa destinée paradoxale : l’homme est selon Ferrer ‘de lumière et de boue’, et le chemin de la vie est initiatique »

Une réflexion sur le Temps et la spiritualité constitue la ligne de force de l’ensemble de son travail.

Victoria Conti

Site de l'artiste

 
FERRER Guy

Peintre et sculpteur

"Orage", 2003, technique mixte sur toile, 120 x 120 cm © Guy Ferrer

Il faut se mettre dans la toile ou le plâtre, se laisser guider par cette matière de poussière et d’eau, riche, exigeante, qu’il va falloir trier, gratter, flatter, battre, aimer, dans l’espoir qu’elle me donne… Ce que je ne savais pas encore, que je cherchais : une surprise, à chaque fois. Dans l’espoir de trouver cet instant magique où ça y est, ça tient, ça existe !

Site de l'artiste

 
FERRER Pierre-Louis

Photographe

BRUT #1 & #2, Clémence, 2018, photographie en ultraviolet, diptyque, 60 x 90 cm © Pierre-Louis Ferrer

 

BRUT traite du caractère brut et naturel de l’être humain, révélé par la technique de la photographie en ultraviolet. Il présente d’un côté les portraits d’êtres humains se présentant au spectateur dans leur propre singularité et de l’autre un détail de leur corps, complément plus abstrait à leur enveloppe charnelle. Les photographies brisent les barrières de la peau pour dévoiler la véritable apparence de chaque sujet, immuable et infalsifiable, où la sensibilité l’emporte sur la beauté plastique, questionnant la notion d’image réelle et d’image perçue.

 
FHIMA Corinne

Plasticien

"Eve waiting for the wolf,

caddie, néon, plateau tournant, photographies sur bâche cristal, rembourrage et barquettes alimentaires

120 x 90 x 90 cm, 2012

Eve waiting for the wolf fait partie des - EVE SERIES - sur lesquelles je travaille depuis plusieurs années. Eve, fantasme du double de l'artiste, est l'image du quotidien gargantuesque projeté sur une terre tournant à l'infini et dont l'axe central est la consommation. Ainsi, je la saucissonne, je la rembourre, je la positionne dans des barquettes bouchères, je l'emballe : elle devient viande, telle la poulette prête à consommer

 
FLACHOT Bertrand

Plasticien

"Vanité écranique phase II", Duraclear sous diasec, 100x125cm

2010

Courtesy of  Galerie J.M. Felli

Photographe dessinateur ou dessinateur photographe ? La question que Bertrand Flachot ne se pose pas. Encore qu’il n’imagine pas pratiquer la photographie sans livrer ensuite celle-ci aux appétits voraces du dessin, alors qu’en revanche, un travail autonome du dessin existe bel et bien.

Bertrand Flachot livre ainsi des pièces qui lui ressemblent un peu : fragiles, économes d’effets et pourtant longuement travaillées. Une poésie sombre et apaisée. Une poésie de l’ambiguïté.

Serge Hartmann.

 
FOKA Anna

Peintre

" Vox Maris ", Acrylique sur toile, 114 cm x 195 cm, 2006

Séduite par l'étrangeté d'un être ou fascinée l'effraction violente du réel, je commence à immaginer les histoires qui se croisent sur mes tableaux. Je mets en valeur des fragments du monde (images ou scènes vues) qui me frappent. J'élabore un travail d'éclaircissement, de transfiguration du réel au moyen du dessin, de la peinture. Une autre histoire s'incente alors que les images et les formes s'interpénètrent sur le tableau, un récit éparpillé mis en pièce par la sensation. L'enjeu est pour moi d'ouvrir un espace où le réel est p;lus complexe , où la beauté, si elle survient, n'est pas toujours apaisante.

 
FONCK Nicolas

Photographe

" L'ombre du vert ", Photographie, 60cm x 60cm, 2003

Entre realité et fiction, passé et présent, l'ombre du vert, tisse le rappel de nos souvenirs lointains. Entre surréalisme et dérision, le dialecte de l'image prend ici la source dans un horizon lointain, où rythme tribal ancestral et jeux d'enfants conjuguent le même verbe de l'apparence. Entre raison et folie, la limite se veut intime. Image d'un monde qui se referme, reflet d'un canon de beauté ou simplement révolte sociale. L'ombre du vert questionne.

 
FOURNIER Benoît

Chlorophyll print

Nipêi Yuxiî, 2018, chlorophyll print, 52 x 25 cm © Benoît Fournier

 

Benoît Fournier crée ses portraits par impression sur des feuilles cueillies dans la forêt en utilisant une technique appelée « chlorophyll print ». Processus d’impression naturelle, l’apparition de l’image se fait progressivement sous l’effet de la lumière, par la réaction de la chlorophylle de la feuille aux rayons UV du soleil. Depuis l’an 2000, Benoît Fournier photographie le peuple indigène Yawanawá qui vit dans l’état de l’Acre au Brésil. Ce projet vise à valoriser leur culture pour sensibiliser le public sur la nécessité de préserver le milieu naturel amazonien.

 
FRAYSSINET (de) Odile

Sculpteur

" Groupe de sculpture 2 ", Tissage, 2006

Des oeuvres pliées sur elles-mêmes de beaucoup de façons, sans replis ; le pli sur soi, comme autre chose qu'une clôture. rien ne s'y trouve enfermé, tout est tramé. L'accord de l'oeuvre avec elle-même, organisée, nous intéresse à seulement son existence matérielle : éthymologiquement, ce qui importe. Où la question du pourquoi de l'oeuvre s'amenuise et s'use. Ces oeuvres nous offrent leur manière, leur façon d'être, abstraction faite de tout au-delà : il n'y a rien derrière ce qui se voit et tout s'y trouve à voir.Goûtons-les, comme un fruit. alors vient l'agréable proportion, le sentiment d'une immédiate justice et comme un accord secret. Enfin, un souvenir : l'harmonie, ce dont on ne peut rien dire.

 
FRAYSSINET(de) ODILE

Plasticien

"Porte de l' au-delà", Fils de polypropylene, acier et pigments, 240 x 165 x 55 cm

2009

Comment capter le passage des jours, évoquer le dernier pas à franchir. Rendre palpables les vestiges d’une existence, ses blessures, ses sutures… Comment faire d’une sculpture un passeur de mémoire ? Comment suggérer le temps ?

 
FROMANGER Gérard

dessin

 Yves (Yves Klein), 2018, pastel sur papier, 80 x 60 cm © Samuele Vannoni. Courtesy Caroline Smulders, Paris

 

Le portrait que je dessine au pastel est un réseau, un entrelacs de dérives successives qui donnent une image neuve à la longue histoire du portrait, du dessin.

 
FUENTES Rubén

Peintre

"Pachamama", 2016, acrylique sur toile, 146 x 114 cm © Rubén Fuentes. Courtesy Galerie Felli

C'est une peinture d'urgence, notre planète vit dans une crise écologique sans précédent. Dans mon tableau, on peut découvrir dans les montagnes la forme des femmes, représentation de l'ancienne déesse des cultures précolombiennes d'Amérique du Sud. Il faut laisser à la nature sa place, c'est la seule manière de faire face au réchauffement climatique, à la pollution et à la sixième extinction causée par les humains. 

Site de l'artiste

 
FURY Dominique

Peintre

 Tinder (série Dataworld), 2019, encre aérosol sur tissu imprimé, 195 x 130 cm © Dominique Fury

 

La série Dataworld m’a été inspirée par la lecture du livre de Jean Leibovici, De l’amour, qui retranscrit des échanges sur les sites de rencontre où les selfies du corps (de l’âme ?) fonctionnent comme des hameçons multicolores, qui s’agitent dans leur profusion et donnent des messages minimaux, indicatifs d'un nouveau mode relationnel : « Am I a guy? », « What makes you think I am fake? », « Your bio is non existent », « Yeah! Tinder must be broken ». Des messages à la fois très “light” et insistants comme la technique que j’ai utilisée avec des personnages réalisés au pochoir, d’après une photo de vacances, installés comme des pions sur un échiquier ou en bande passante sur un fond imprimé.