TAKITA Jun

Généticien

" Light, only light ", caméra ultra sensible, 23 cm x 17 cm, 2004

Il y a 3,5 milliards d'années la photosynthèse ouvrit la voie à l'abondance et à la diversité des organismes vivants. Traditionnellement, la photosynthèse appartient au règne végétal : les plantes transforment la lumière en énergie mais sont incapables de bioluminescence, à l'encontre de quelques rares animaux. Ce n'est que récemment par manipulations génétiques, que l'on créa des plantes bioluminescentes, participant à la fois du végétal et de l'animal.

Ici, une sculpture de la forme d'un cerveau lumineux évoque l'homme émettant et recevant à la fois de la lumière.

 
 
TANDY Emma

Peintre

Cactus Jungle, 2017, huile sur toile, 97 x 130 cm © Emma Tandy

En regardant dans notre maison, je découvrais avec stupeur que toutes les plantes avaient déjà été infectées et que la fenêtre de la cuisine était déjà obscurcie par les cactus. J’essayais en vain de me souvenir du protocole que le gouvernement avait diffusé au cours des derniers jours, mais la seule chose dont je puisse me souvenir était ces mots sur le haut de la page : la fin est proche…

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TERRAL Olivier

Plasticien

"Sam", empreintes digitales en acrylique sur toile, 162 x 130 cm

2007

A l'apparition des passeports biométriques dans lesquels sont enregistrés l'empreinte digitale et la photo d'identité, est née l'idée de mettre en œuvre cette métaphore.
Cela m'a amené à un questionnement identitaire mais surtout existentiel.
Ce tableau m'a conforté dans ma volonté de laisser une trace, une empreinte de vie à travers une œuvre d'art, et m'a amené à partager cette démarche créatrice avec les autres.

 
TERRAL Olivier

Plasticien 

Anne-Marie M. (autoportrait d’une patiente du service de cancérologie de l'hôpital Beaujon AP-HP), 2011, empreintes digitales à l‘acrylique sur toile, 100 x 81 cm © Olivier Terral

 

Cette œuvre fait partie de la série Empreintes de vie qui est une trace dans la relation née entre le patient et l’artiste. Anne-Marie M. l’a réalisée avec son pouce durant son hospitalisation en cancérologie, un processus long que la maladie n’a pas permis d’achever.

 
TERRIER  Geoffroy

Sculpteur

"Cocon", papiers colorés, pages magazine, colle et croute d'acrylique noire

96 x 60 x 25 cm, 25kg, 2010

Cent papiers et davantage, l'acte consiste à tracer son chemin. Tourner autour... Tenter de définir une forme, s'égarer. Se garder de la préciser. Couches après couches, la ligne s'oriente mais reste aussi à tourner autour du sujet. Ne pas trop serrer pour laisser la ligne s'échapper.

Le papier se plie, se froisse et grossit. Le matériau devient un dessin sculpté. Compressé, pincé, replié, pressé, découpé... strates après strates, la ligne s'est redéfinie; elle ondule, serpente. Et faire du dessin dans le papier; quelle vanité !

 
TERRISSE Isabelle

Plasticienne

Nids d'abeilles sauvages [détail], 2011, douilles de 22 long rifle, colle et bois,

57 x 25 x 27 cm © Isabelle Terrisse

 

Les nids d'abeilles présentent de multiples alvéoles destinées à recevoir le miel.

Les douilles usagées présentent les mêmes cavités ayant contenu la poudre.

Cette communauté de formes contraste avec l'antinomie des usages et renvoie à l'opposition fondamentale vie/mort.

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THEBAULT Marie

Peintre

" Le psychopompe ", peinture et dessin, 122 cm x 246 cm, 2006 

L'ensemble de mes dessins renvoie à une "manière d'être au monde", de les toucher des yeux avec une précision hors norme. Détachées du naturalisme, les images nées de cette démarche placent le regard dans un territoire mental, peu enclin à l'expérience directe et plus vaste : l'onirisme.

Entre grotte et grotesque, ces allégories sont des réminiscences tissées d'étrange et de mystère. Elles déploient un monde illusoire et sensible qui s'alimente d'imagerie populaire, scientifique et de motifs récurrents dans l'histoire de la peinture.

 
TIRILLY Erwann

Peintre

" The kit-part III ", huile sur toile, 50 cm x 50 cm, 2006

Les nouvelles constructions chirurgicales et hormonales sont une grande source d'inspiration. Comme des millions de gens, j'utilise le corps comme matière première à reconstruire indéfiniment. Bodybuilders, junkies de la chirurgie esthétique, transexuels et autres body artistes ont fait du corps un vatse champ d'expérimentations. La distorsion et la dissection de la figure humaine sont une façon extrêmement ludique d'aborder la peinture et de jouer avec l'hybridation, mais c'est avant tout un moyen de conjurer son caractère narratif. Mes images ne racontent aucune histoire, n'apportent aucune idée nouvelle. Je me content de développer une mythologie personnelle.

 
TODORAN Laura

Plasticien

"Leda et le cygne", photographie numérique, 50 x 60 cm, 2012

Le mouvement sert de base à une expression formée par le corps peint en noir et blanc, qui se mue en écriture. Ce travail s'inspire de la langue des signes et revisite les grands mythes autour de nos origines. Le corps révèle une identité. Il renvoie aux origines, à la genèse, aux mystères de la création, de l'infini, de la génétique de l'univers.

 
TOGUO Barthélémy

Peintre

"​Jugement dernier XVI", 2016, aquarelle sur papier marouflé sur toile, 107 x 90 cm © Barthélémy Toguo. Courtesy Galerie Lelong

 

Comment pourrais-je ne pas être sensible aux nombreuses situations de détresse que notre monde rencontre aujourd'hui ? […] La Mère Nature est partout malmenée. […] Le déluge est là presque partout, les ouragans, les tsunamis, le feu, les massacres, la guerre, l’exil, les naufrages, les frontières qui se ferment.

Site de l'artiste

 
TOUBLANC Elise

Plasticienne

" Andie's candies ", pastel sur papier, 21 x 59 cm, 2010

Je vois de la poésie dans le réel, dans la représentation de ces petits objets qui m'ont fait rêver au point d'adorer leur apparence.

Je vois aussi de la magie dans l'utilisation du pastel, de la terre en poudre finalement, qui pourtant permet toutes les nuances.

Ces dessins au pastel, ce sont des Vanités, de simples objets de convoitise, témoins que le temps passe... et la jeunesse pas tout à fait, sous la forme de gourmandise.

 
TOUBLANC Elise

Plasticienne

" STREET SIMILI, 38 anonymes ", photographie numérique, tirage classique contrecollé sur Dibond,

120 cm x 60 cm, 2019, © Elise Toublanc

 

Ils sont deux, parfois trois, voire plus. Ce jour-là, sans le vouloir, ils se sont habillés de façon similaire et n’en ont pas conscience. Aussitôt repérés par leur silhouette identique et leur attitude partagée, leur connivence évidente et leur amitié vraisemblable, ils me renvoient à ma propre image, celle du promeneur solitaire en un bain de multitude. Et je pense à Baudelaire dans Le spleen de Paris pour qui jouir de la foule est un art.

 
TTY

Plasticien

"The Museum of Homo Sapiens. Death Room", photographie, 160 x 80 cm, 2010

La vanité de conserver l’éphémère, voilà le suicide de la société. Etre ou avoir, sujet ou objet, j’existe vivant dans le désir, mort dans la jouissance. L’Homme a renoncé à sa foi pour être transformé en être immortel, destiné à boire le sang des vivants pour réchauffer son âme torturée. Au moment où je ne serai plus qu’ une vanité, ce qui est humain, c’est ce qui résiste à la ville qui façonne l’ homme à son image.