GAISS Anne

Peintre

"Vanité I et II", technique mixte sur toile, 110x110 cm, 2011

A travers la femme et plus généralement la féminité,  la réflexion est amenée sur l’illusion de la vie. Par un retour aux sources, une quête d’identité à travers les âges, la femme-mère nourricière  renoue avec la nature. L’image que je renvoie ici, est celle d’un monde féminin animiste, qui puise ses forces dans la terre, les arbres et les plantes, un monde fragile et éphémère, balloté, maltraité par la vie, un monde qui intègre la mort comme une de ses composantes fondamentales. Un monde où la vie serait un reflet de la mort, où bien la mort une part de la vie…

 
Iris GALLAROTTI

Vidéaste

 Regarder voir, 2018, film Super 8 et vidéo numérique, 2’21” © Iris Gallarotti

 

J’ai filmé mes yeux en Super 8, à l’aveugle, sans rien y voir. Longtemps après, j’ai refilmé ces images, mes yeux, points d’impact ou de rupture ? Points de résilience ou de bascule ? J’ai remonté le fil du temps et du film jusqu’à la limite du visible et de sa disparition. Dans cet entre, ce double regarder et voir, quelle cosmogonie intime se dessine sous nos yeux ?

 
GAUTIER Stéphane

Plasticien

"The Rolling Bears",acrylique sur bonbons Haribo® sur toile,

100 x 81 cm, 2013

Courtesy of : Courtesy galerie Virginie Barrou Planquart

Alors que l'insouciance de la jeunesse s'estompe au fil des ans, nous nous rattachons à certains éléments de l'enfance qui font aujourd'hui office de réassurance. L'espace d'un instant, le pouvoir de la « madeleine de Proust » fait son effet et les images du passé, d'un temps plus certain, ressurgissent.
Les confiseries Gummy Bears - Nounours Haribo® -sacralisation de mon enfance, sont détournées de leur contexte. 
Je projette mes "Happy Bears" dans un environnement d'adulte, mêlant les codes de marques de grande consommation et des formes graphiques influencées par la publicité.

 
GENTY Didier

Peintre

"Appelez-moi Marcel !", bois peint, soutien-gorge et culottes

250cm x 100cm x 180cm, poids 40kg, 2008

Jamais je n'arriverai à faire peur aux oiseaux. Mon épouvantail doit bouger sinon les moineaux se rendront vite compte de l'attrape-couillon. Le projet du cerf à roulettes est un hommage à Rauschenberg et un prolongement à certaines de mes images peintes. Pour effrayer les volatiles, les faire douter de la réalité, j'ai choisi la séduction, l'équivoque, la grossièreté comme les attributs de répulsion : le cerf n'est plus ce roi de la forêt que les chasseurs de la grotte de Lascaux exhibaient contre les mauvais esprits mais un travesti de carnaval, un « pauvre cerf à la con » qui ne sait plus très bien comment dominer son petit monde.

 
GENTY Didier

Peintre

"Natures mortes et carcinome T3no+",

technique mixte sur papier, 160 x 120 cm, 2013

Ma peinture comme cette Folfiri, ma chimiothérapie, coule dans les traits de ces natures mortes nauséeuses et dans ce corps en soubresauts, avachi. Du dedans des choses, des chairs et des humeurs grouillent tout en surface et en épaisseur, les griffures de la couleur, les traits cireux, brutaux et sans compromis. 
Une grosse fatigue, un mauvais goût dans la bouche, le corps est sans doute amoindri mais la peinture reste bien vivante, question de survie.

 
GENTY Didier

Peinture

Le danseur, 2015, acrylique et cire sur papier, 120 x 80 cm © Didier Genty

 

« Le chaos intime du danseur. Ce n'est pas chose insignifiante que de voir s'effondrer les chairs de son propre corps. On se sent abandonné, désorienté, vulnérable à l'extrême, tel un navire sans gouvernail et livré aux fureurs des éléments de la folle qui rit. » Didier Genty

 
GÉRARD Julia

Céramiste 

Autoportrait aux échecs, 2018, porcelaine, pigments, émail et carte IGN, 40 x 30 x 30 cm © Julia Gérard

 

La ville se jette sur vous et vous tient à distance, vous voyez alors cette ville comme une peau monstrueuse et tatouée, images, bruits et architectures absurdes. Vous verrez alors cet homme au pied de son immeuble au milieu du brouhaha qui arrose avec un verre d’eau chaque matin le géranium de sa fenêtre. Les histoires individuelles se cachent comme des grains de beauté au milieu des accumulations humaines. Il en est de même pour mes objets en terre, recouverts de cette même peau tatouée.

 
GOMME

Photographe

"Chair Corps" série, photographie, 80 x 120 cm, 2010

Réflexions sur l’ego, le corps et sa réalité. Sur les idées reçues de la beauté telle que la consomme notre société. Sur le regard porté sur soi et sur l’autre, produit conscient et inconscient de notre éducation. Sur ce grand marché du futile, créateur de l'économie contemporaine.

 
GRINBERG Anouk

 

Dessin

 Ni une ni deux, non datée, encre de Chine et huile sur papier, 62 x 48 cm © Xavier Pruvot. Courtesy Galerie GNG, Paris

 

« Il y a des gueules froissées, cachées, fichues, des bouches cousues, qu’on s’est cousues, par courtoisie et puis c’est pas la peine. Il y a des yeux clos, pour se calmer. Il y a de l’effroi, on croit parfois qu’on va en mourir, mais non, tout bouge et se métamorphose, c’est miraculeux ce qu’on est vivant. » Anouk Grinberg

 
GUDEA Julien

Sculpteur

"Grosse pomme croquée", résine acrylique, 80 x 80 x 80 cm

2013

J'aime la fraîcheur cachée dans les fruits, mordre la vie et pouvoir à travers mon art interprété cette pulpe jaillissante comme un pur moment de bonheur. Pour moi, un artiste est le réalisateur de ses intuitions. Ainsi, patiemment, méticuleusement il assemble comme un cuisinier les bons ingrédients pour approcher ce mystère.

 
GUDERSKA Lilianna

Vidéaste

"Combustia propria naturae", vidéo, 2010

Ma démarche est fondée sur le thème du corps dans sa destinée humaine, inséparable de celui des vanités. Je manifeste mon rapport fragile à la vie, l’effroi face à la mort. Par l’éphémère, je souligne la vulnérabilité et l'accent versatile de l’instant présent. L’homme depuis ses origines est confronté à la perte. Tout au long de notre vie nous devons  accepter de mourir à notre enfance, à notre jeunesse, à notre beauté…et faire face à toutes sortes de pertes  afin de sacrifier ce que nous sommes pour ce que nous pourrions devenir. La vie nous porte à la mort et la mort nous ramène à la vie, créant ainsi un cycle perpétuel des existences….

 
GUERMONT Milène

artiste multimédia

"Le temps de rêver est-il si court ?", béton fibré ultra-haute performances

boules de 10cm de diamètre, 2009

J'associe les dernières technologies au pouvoir de l'imagination poétique. J'invoque l'immatériel, l'affect et l'intellect par une approche concrète de la matière. Je fais chanter le béton, j'instille de la poésie, avec les méthodes scientifiques les plus sophistiquées dans ce matériau à première vue rebutant...

 
GUGLIELMETTI Stéphanie

Plasticien

"21h47", composants horlogers, 80 x 80 x 8 cm, 2015

A la vérité circulaire des montres, je redonne, le temps d'une œuvre, leur poétique primitive. Une méditation sur la définition cyclique du temps et son lien obligé avec l'évolution, la linéarité, la finitude. Animée par le temps ou le vent, cette œuvre évolue dans une danse libre qui compose une calligraphie se fondant dans un jeu d'ombres à la lumière

 
GUILLAUME Elsa

Peintre

"Rhododendrons", encre sur papier, 120 x 80 cm, 2011

Mes dessins et gravures composent un univers graphique et fantasmagorique où s'entremêlent bonhommes, bestioles et algues.

Je laisse libre à chaque visiteur de ce petit monde, d'y lire une histoire différente. Il s'agit pour moi de partager tous ces petits monstres à la fois joyeux et grinçants qui fourmillent dans mon esprit.

Bref, ce sont des créatures autonomes, spontanées qui sont toujours les premières à me surprendre et à m'emporter vers un autre monde !

 
GUILLAUME Elsa

Plasticien

"Anthropocosmos Microphage", encre de Chine, aquarelle et crayon de couleur sur papier, 130 x 80 cm, 2015

Scènes cannibales cocasses et tendrement cruelles, inspirées librement d'un voyage en Amazonie et des gravures documentaires de Théodore de Bry. Il s'agit d'une tribu imaginaire qui se prête au découpage de leurs proies humaines. A travers la dense jungle, on peut assister aux différentes étapes d'un rituel culinaire fantasmé.

 
GUZMAN CATENA Beatriz

Peintre

"Inimica", 2016, acrylique sur toile, 130 x 195 cm © Beatriz Guzman Catena

L’espace s’ouvre, se fragmente, exprime le monde en tant que “passage”:

nous comme autres dans le futur des espaces.

Autres qui ne sont plus et qui ont laissé notre présent habité.

Autres nouveaux arrivants dans ces paysages d’entre-deux.

Il n’y a plus de splendeur dans ces accueils ?

L’hospitalité est une affaire de peinture… ou c’est tout le contraire ?

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